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ASPLE ou ASPE n. m. Appareil servant à dévider la soie, c'est-à-dire à la tirer des cocons.
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| CASTELET n. m. Appareil en fer blanc, à double paroi contenant de l'eau, que l'on chauffait et qui servait à faire éclore les ufs des vers à soie. |
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DÉVIDAGE n. m. En soierie, mise d'écheveaux sur les tavelles d'un bobinoir, pour en former des bobines; dan, tous le, autres cas, confection d'écheveaux à partir de bobines, sur une machine appelée dévidoir ; atelier où s'effectue cette opération.
ENCYCL. En soierie, le dévidage consiste à faire des bobines à partir d'écheveaux. Dans les autres cas, on fabrique des écheveaux à partir des bobines en enroulant les fils sur un moulin à axe horizontal, ou asple. Les écheveaux sont à fils parallèles ou croisés. Ils sont liés par un ou par plusieurs fils de pienne, pour éviter l'enroulement. Très pratiqué autrefois, le dévidage est devenu plus rare, en raison de son prix ; on fait maintenant de très gros écheveaux, notamment pour le fil tapis. La mise en écheveaux permet la teinture sous cette forme et éventuellement la rétraction du fil sous l'effet de la chaleur. |
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DOUBLAGE n. m. Réunion, à l'entrée d'une machine de filature, d'un certain nombre de rubans de matière textile qui vont y subir une opération d'étirage.
ENCYCL. Le doublage régularise la section des rubans de matière textile. Ceux-ci portent en effet, lors de leur formation à la sortie des cardes, des défauts répartis au hasard (grosseurs et parties fines ou coupures). Le doublage apporte une certaine compensation de ces défauts. Amenant un grossissement de la section des rubans, puisqu'on en juxtapose plusieurs, il est toujours combiné avec un étirage. On pratique aussi des doublages quand on procède à des opérations de mélange de diverses matières ou d'une même matière teinte diversement, en plaçant des bobines des rubans à mélanger l'alimentation d'une machine où se fera un étirage. On fait des doublages en filature sur toutes les machines travaillant les rubans textiles et dans lesquelles on procède à l'étirage |
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MAGNANERIE : n.f. Bâtiment destiné à l'élevage des vers à
soie. |
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MOULINAGE n. m. Action de mouliner.
- Opération ayant pour objet de donner au fil de soie grège la torsion nécessaire.
- Opération de retordage de deux ou plusieurs fils.
- Établissement industriel s'exécute l'opération du moulinage.
(Syn. MOULINERIE.)
ENCYCL. Le moulinage se pratique dans des usines spécialisées, généralement séparées des filatures de soie où s'effectue le dévidage des cocons aboutissant à la production du fil de soie grège.
Ses diverses opérations industrielles sont :
- le mouillage des soies grèges, par stockage pendant 24 heures dans une atmosphère très humide, afin de ramollir le grés.
- le dévidage, pour mettre le fil de soie grège en bobines, dites "roquets".
- le purgeage, pour en éliminer les défauts.
- la première torsion, ou premier apprêt, qui se donne sur un moulin (le fil de soie grège est tordu sur lui-même, la torsion variant selon le genre de fil à obtenir).
- le doublage, qui consiste à assembler entre eux plusieurs fils de grège tordus.
- la seconde torsion, ou second apprêt, qui se donne comme la première sur un moulin.
- le vaporisage, en atmosphère chaude et humide, pour fixer la torsion.
- le dévidage pour mettre la soie moulinée en écheveaux. |
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| PIENNE : n. f. Ficelle servant à attacher ensemble des échevettes de fil (Syn. PONTINE) |
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SÉRICICULTURE n. f. Élevage des vers à soie et récolte des cocons qu'ils produisent soit pour la filature, soit pour le grainage ou la fourniture de vers à soie pour la fabrication du crin de Florence.
ENCYCL. Les Chinois ont été les premiers à savoir élever le ver à soie du mûrier et à tirer parti de son travail. Ultérieurement l'Inde connut cet élevage et sut produire de la soie, dont elle envoyait les produits, en Asie Mineure. L'empereur Justinien, après l'introduction des ufs par les moines de Saint-Basile, tente avec succès, au VIe.S., l'élevage du bombyx du mûrier. De Constantinople, la sériciculture gagne la Grèce puis la Sicile et l'Italie.
Dans le comtat Venaissin, les papes l'introduisent vers la fin du XIII° S.. Mais ce n'est que sous le règne d'Henri IV que la sériciculture s'implante définitivement en France.
L'élevage ne se fait jamais à l'extérieur, mais dans un local appelé "magnanerie", dont la construction et l'organisation sont différentes selon les pays. À l'intérieur sont disposés des claies étagées ou des casiers recevant les vers à soie. Au début du printemps quand commencent à pousser les feuilles du mûrier, seule nourriture des vers à soie, on procède à l'incubation des ufs en les exposant à une température qui doit être élevée lentement et graduellement de 6° à 25°C a maximum. Au bout de douze à quinze jours, il sort de chaque uf une chenille très poilue de 3mm ; chaque jour, on lui distribue plusieurs repas de feuilles de mûrier. Le ver subit quatre mues successives. Après la quatrième et dernière mue, iI a environ 8 cm de longueur. La couleur de sa peau est alors d'un blanc légèrement grisâtre. C'est le moment de sa plus grande voracité ; du reste, entre chaque mue, le ver est pris d'une sorte de fringale, à laquelle on donne le nom de "frèze". Lorsque le ver est prêt à donner sa soie, son appétit s'arrête. C'est la "montée". L'éleveur doit alors encabaner les vers, opération consistant à disposer en forme de cabanes, sur les claies, des branches de genêt ou de bruyère, dans lesquelles les insectes montent et choisissent leur place pour commencer à filer leur cocon. Ils attachent et étendent en tous sens des fils très déliés, qui forment la "bIaze" et qui sont destinés à maintenir le cocon ; une fois établi, le ver tisse avec le fil de soie une enveloppe complètement close, derrière laquelle il finit par disparaître. Il file pendant trois jours environ, et la longueur totale du fil peut atteindre 1500 m.
Enfermé dans son cocon, le ver à soie se nymphose ; puis la chrysalide donne naissance au papillon, qui pondra de nouveaux ufs. Mais, si quelques cocons sont conservés pour la reproduction, la majeure partie sont dévidés pour obtenir la soie, avant que l'insecte n'ait ouvert sa prison pour s'en échapper. Pour cela on pratique l'étouffage, c'est-à-dire que l'on soumet les cocons vivants à une température voisine de 80° C, ce qui tue la chrysalide et sèche la coque, après quoi on file le cocon, c'est-à-dire qu'on en évide le fil dans l'eau chaude pour obtenir la soie grège. |
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| TAVELLE n. f. Accessoire du dévidage recevant les flottes de soie. |
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VAPORISAGE n. m. Opération industrielle ayant pour objet de soumettre à l'action de la vapeur des fils ou des tissus.
ENCYCL. Le vaporisage intervient dans les opérations d'ennoblissement des tissus. Il se pratique après filature, sur fils en bobines, pour fixer la torsion qu'ils viennent de recevoir. |
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